La Lettre QVT

L'actualité de la Qualité de Vie au Travail

Pourquoi dire "non" au travail est-il si difficile ?

Un mot simple, mais que la majorité des travailleurs a pourtant du mal à dire dans le cadre du travail. Injustement connoté dans le milieu professionnel, le mot "non" est pourtant nécessaire dans de nombreux cas afin d'éviter de se retrouver dans des situations délicates.

Pourquoi ?

D'après Françoise Brigaud-Morocque dans cet article sur le blog de l'EFE, la difficulté à dire "non" viendrait de notre culture et éducation. Nous avons été entraîné à dire "oui" dans un soucis de plaire et de faire plaisir. Inconsciemment l'idée que, pour plaire et être accepté des autres, il faut dire "oui" s'est implantée et colle encore à la peau à l'âge adulte.

Quels bénéfices du "non" ?

Apprendre à dire ce mot magique sans culpabilité est une nécessité pour éviter de se retrouver dans la spirale infernale du "oui toxique". Nombreux sont les cas où, par peur de dire "non", des collaborateurs se retrouvent dans des situations qui les dépassent et engendrent stress, frustration, contraintes.... Le fait d'assumer ses décisions a beaucoup de bénéfices, mais il garantit avant tout des relations saines entre collègues, basées sur l'honnêteté et la confiance. Ainsi, par un simple petit mot, vous renverrez l'image d'un collaborateur sûr de lui, crédible et digne de confiance.

Attention au juste équilibre

Il faut tout de même garder en tête que, comme le fait d'accepter des missions, le fait d'en refuser ne doit pas être excessif. De plus, il est important de rester vigilant quant à la manière dont est exprimé ce refus. La plupart du temps, comme expliqué dans cet article du blog "Bien dans mon travail", dire "non" à un collègue passe toujours mieux avec un sourire. Gardez en tête que dans ce cas, il faut rester diplomate et surtout constructif en avançant des arguments recevables :

  • Privilégiez le "je" et non le "tu" dans l'argumentation ("je comprends, je suis désolée, j’aimerais mais je..." plutôt que "tu ne peux pas me demander de... Tu ne vois pas que je suis débordé...");
  • Demandez un temps de réflexion pour pouvoir analyser correctement la situation;
  • Proposer si possible des solutions alternatives;
  • Rester ferme si votre interlocuteur insiste, toujours avec le sourire et en restant calme.
Ressources :